Une coloration ponctuelle n’est pas aujourd’hui considérée comme une exposition dont on a démontré qu’elle était dangereuse pour le bébé. En Belgique, le SPF Santé publique recommande toutefois de limiter l’utilisation des colorations capillaires pendant la grossesse, afin de réduire l’exposition à certaines substances chimiques potentiellement préoccupantes.
Cela ne signifie pas qu’il faut renoncer à toute coloration pendant neuf mois. Si vous souhaitez continuer à prendre soin de vos cheveux, quelques précautions simples peuvent vous aider.
Les colorations capillaires contiennent différentes substances chimiques qui permettent de modifier la couleur du cheveu. Certaines peuvent être absorbées par la peau, notamment au niveau du cuir chevelu.
Les données disponibles ne permettent pas d’affirmer qu’une coloration capillaire occasionnelle provoque des malformations ou des complications de grossesse. La situation est différente pour les professionnelles de la coiffure, qui peuvent être exposées aux produits colorants de manière répétée dans le cadre de leur travail.
Certains produits cosmétiques peuvent contenir des substances susceptibles d’avoir une action de perturbateur endocrinien. C’est pourquoi le SPF Santé publique recommande, par précaution, de limiter l’exposition aux colorations capillaires pendant la grossesse. Il ne s’agit donc pas de considérer une coloration comme interdite, mais plutôt d’adopter quelques mesures de précaution lorsque cela est possible.
Si vous souhaitez vous colorer les cheveux, quelques habitudes simples peuvent faire la différence :
Il peut être tentant de rechercher une coloration « sans risque », « naturelle », « végétale » ou « sans ammoniaque ». Pourtant, ces mentions ne suffisent pas à déterminer si un produit est plus sûr pendant la grossesse.
Une coloration dite naturelle, végétale ou sans ammoniaque n’est pas automatiquement plus sûre. Le SPF Santé publique recommande d’ailleurs de ne pas se fier au seul terme « naturel » pour juger de la sécurité d’un cosmétique.
Mieux vaut donc vérifier la composition du produit, être attentive aux ingrédients auxquels vous savez être allergique et respecter les précautions d’utilisation.
Les mèches et le balayage peuvent être une solution pour espacer les colorations. Selon la technique utilisée, le produit est appliqué sur certaines mèches plutôt que sur l’ensemble des cheveux, ce qui peut limiter son contact direct avec la peau.
Ces techniques ne sont toutefois pas totalement dépourvues d’exposition. Elles peuvent simplement constituer une option intéressante si vous souhaitez entretenir votre couleur moins souvent.
Vous pouvez aussi choisir temporairement une retouche de couleur ou un produit colorant à effet plus court.
Les produits colorants peuvent provoquer des irritations ou des réactions allergiques, indépendamment de la grossesse.
Une coloration déjà bien tolérée auparavant ne garantit pas l’absence de réaction lors d’une nouvelle application. Respectez donc toujours les précautions indiquées par le fabricant et réalisez le test recommandé lorsque celui-ci est prévu.
Le SPF Santé publique souligne notamment qu’une réaction antérieure au henné augmente fortement le risque d’allergie aux colorations capillaires. Il recommande également de lire attentivement l’étiquette afin d’identifier les ingrédients allergènes.
En cas de réaction inhabituelle après l’application d’une coloration, demandez conseil à un professionnel de santé.
Si vous travaillez dans un salon de coiffure, votre situation est différente de celle d’une future maman qui se colore les cheveux quelques fois par an.
L’exposition aux produits colorants peut être répétée et professionnelle. Si vous êtes enceinte, parlez-en à votre médecin du travail afin d’évaluer votre situation et les éventuelles mesures de prévention à mettre en place.